Statue d’Erwin von Steinbach

Cathédrale Notre Dame de Strasbourg

Erwin de Steinbach (1244 - 17 janvier 1318, Strasbourg) est un architecte allemand, considéré comme le maître d'œuvre de la cathédrale de Strasbourg.

À droite du transept sud, cette statue sculptée en 1886 par Philippe de Grass, représenterait Erwin von Steinbach mais ce n’est qu’après le Moyen Age qu’on lui a donné son nom, sans avoir de certitude absolue (on ne dispose pas de représentation parfaitement identifiée de celui-ci).
On connaît très peu sa vie. En tant qu’architecte de la cathédrale, on peut lui attribuer avec certitude la chapelle de la Vierge (qui n’existe plus aujourd’hui), et il a participé à la façade occidentale…mais la légende postérieure (à partir du XVème siècle) lui attribue beaucoup plus : bâtisseur de l’ensemble de la façade, auteur de sculptures de la cathédrale,.. jusqu’à parfois l’identifier comme le concepteur d’autres grands monuments des alentours…

 

 

Statue de l’Église

Cathédrale Notre Dame de Strasbourg

L’Église représente le christianisme triomphant, face à l’Ancienne Alliance (entre Yahvé et le peuple hébreu) symbolisée par La Synagogue.

Sur le transept Sud, cette statue à gauche représente le Nouveau Testament (entre dieu et les chrétiens) victorieux, face à l’Ancienne Alliance (celle conclue entre Yahvé et les Hébreux). Sous les traits d’une femme couronnée et vêtue d’un manteau sur sa tunique, elle tient dans ses mains une croix et un calice : elle est une guerrière victorieuse.

Une ancienne inscription aujourd’hui disparue (visible jusqu’au XVIIème siècle) indiquait ceci « Avec le sang du Christ, je l’emporte sur toi ».

À noter le travail minutieux réalisé pour donner vie au tissu de la tunique avec un drapé naturel et élégant. La majesté de L’Église est sublimée par sa posture et la longueur démesurée de ses jambes, soulignée par la verticalité des plis.

Statue de la Synagogue

Cathédrale Notre Dame de Strasbourg

La Synagogue représente la défaite et l’erreur face au christianisme triomphant, symbolisé par L’Église.

Située sur la droite su portail Sud, cette statue représente l’Ancienne Alliance (celle conclue entre Yahvé et les Hébreux) face à la statue de l’Église, symbolisant le Nouveau Testament (entre dieu et les chrétiens) victorieux. Contrairement à l’Église, elle ne porte ni manteau ni couronne et tient dans sa main droite une lance brisée, autant d’éléments symbolisant sa défaite. Ses yeux bandés comme sa tête baissée soulignent qu’elle vit dans l’erreur.

À noter le travail minutieux réalisé pour donner vie au tissu de la tunique avec un drapé naturel et élégant. La verticalité de la statue, soulignée par le drapé et la longueur irréelle des bras et des jambes, contraste avec la tête baissée et la lance brisée, accentuant ainsi la sensation d’abattement et d’humilité face à l’Église victorieuse.