La Porte-Tour (dite Tour des Sorcières)
Le quartier du château était entouré de deux murs d’enceinte avec deux portes-tours.
Seule la première, datant du XVe siècle, existe encore.
La deuxième, datant du XIIIe siècle, se trouvait à l’entrée de la rue du Château, en face de la tour des Sorcières.
La porte-tour actuelle doit son nom, « Tour des Sorcières », à une confusion sur les cartes postales avec la véritable tour, qui existait encore.
Cette belle porte n’a jamais servi de prison et n’a jamais hébergé de sorcière.
La partie supérieure de la porte-tour est remaniée vers 1830.
À la fin du XVIIIe siècle, le quartier du château ne sert plus de refuge aux villageois. La porte-tour est alors louée comme habitation, puis vendue à la Révolution.
Elle reste privée jusqu’en 1908, dans un mauvais état, puis est vendue à la commune.
Après restauration, elle est de nouveau louée et habitée jusqu’en 1962.


Certains Strasbourgeois gardent leur volet fermé en signe de protestation.
Durant l’annexion, l’empereur allemand Guillaume II se rend à de nombreuses reprises à Strasbourg.
Ici, il est accueilli dans un faste exceptionnel. Un obélisque a été dressé au centre de la place de la gare. Des parterres de fleurs et des mats de 30 m décorés aux couleurs de la ville et de l’empire ornent les rues.
Mais ces opérations de conquête d’une opinion publique restée majoritairement défavorable coûtent cher.
Certains Strasbourgeois gardent leur volet fermé en signe de protestation, mais rien n’interdit de penser qu’il profite discrètement du spectacle.
C’était en 1908. Rue du Maire Kuss à Strasbourg.
Aménagée en jardin public pour le plus grand plaisir des Strasbourgeois
À la frontière entre Illkirch et Ostwald, l’île de Niederbourg est enserré par deux bras de l’Ill.
Au Moyen Âge, un château fort s’y élevait pour surveiller les gués et les passages.
Vers la fin du 19ème, une partie de l’île est aménagée en jardin public très fréquenté notamment par les Strasbourgeois qui arrivaient en tramway ou par une navette fluviale. On y exploitait une ferme-modèle où les enfants pouvaient faire des promenades à dos d’ânes.
À partir de 1909, l’île accueille une blanchisserie industrielle. C’est dans l’un de ces bâtiments qu’Ettore Bugatti conçut le premier moteur de voiture avec arbre à cames en tête.
En 1920, c’est la célèbre marque spécialisée en charcuterie qui ne cessera de se développer, jusqu’à occuper la totalité de la surface.
Aujourd’hui, un complexe immobilier s’étend sur l’île de Niederbourg. C’était vers 1903, à Illkirch.
De l’an 938 à 1940, près de 1100 mines furent creusées au Val d’Argent, pour exploiter les filons de plomb, de cuivre, de cobalt, d’arsenic et d’argent.
Au 16ème siècle, 3000 mineurs viennent de Saxe et d’Autriche, ils disposent de leur propre justice et d’une caisse des mineurs à laquelle ils cotisent à raison d’un pour cent de leur salaire hebdomadaire. Cet argent est destiné aux soins des malades, aux veuves, à l’instituteur et à la paroisse.
Mais la guerre de Trente Ans, conjugué à la famine et à la peste, contraint les mineurs au départ, les mines sont abandonnées.
En 1897, une usine monumentale de traitement de minerai est construite et plusieurs galeries sont rouvertes. Mais les résultats manquent et en 1907, l’usine dépose le bilan.
Aujourd’hui, les mines ne sont plus exploitées.
C’était en 1898, à la mine du Tiefstollen, à Sainte-Marie-Aux-Mines.
Ces festivités laisseront bientôt place à une campagne de discrimination anti-allemande.
La signature de l’armistice provoque d’immenses manifestations de joie en Alsace-Lorraine. Le général Castelnau entre dans Colmar où l’accueil est des plus touchants. Bien que parlant allemand, la population, revêtue pour l’occasion du costume régional, arbore les couleurs de la France. Ici, un groupe de soldats sera au Champ de Mars hissé le drapeau tricolore. Mais ces festivités laisseront bientôt place à une campagne de discrimination anti-allemande. Ces derniers, séparés des Alsaciens de souche, seront des centaines de milliers à être expulsés.
C’était le 22 novembre 1918, place Rapp à Colmar.
le 11 novembre 1918, les troupes françaises tardent à entrer dans la ville.
Alors que l’armistice vient d’être signé le 11 novembre 1918, les troupes françaises tardent à entrer dans Strasbourg. Plusieurs troubles éclatent. Les fonctionnaires allemands se cachent ou quittent précipitamment la ville et les Soviets proclament la République. Devant ces situations, les notables Strasbourgeois demandent à l’armée française de se hâter. « Plutôt français que rouge », déclarent-ils. Et c’est avec trois jours d’avance que le général Gouraud entre à Strasbourg dans un défilé triomphal. C’était le novembre 1918 pont du théâtre à Strasbourg.
Un passage qui relie la place de la Concorde à la rue Sainte Claire est percé.
Vers 1268, les Augustins s’installent à Mulhouse sur un emplacement cédé par les chevaliers de Malte. Ils y construisent notamment un couvent.
Suite à la Réforme, l’église des Augustins est transformée en dépôt d’armes, et l’ancien couvent devient un hôpital entre 1538 et 1624.
De nombreuses maisons de la ruelle datent du 18ème siècle.
Elles ont sans doute servi au logement d’une population ouvrière nouvelle et nombreuse, suite à l’ouverture des premières manufactures d’impression sur étoffes.
Après la démolition du monastère, un passage qui relie la place de la Concorde à la rue Sainte Claire est percé, en 1761, à travers les anciens jardins de l’hôpital.
C’était vers 1890, passage des Augustins à Mulhouse.
Incendiée par la jeunesse hitlérienne dans la nuit du 30 septembre 1940
À la veille de la déclaration de guerre, les Strasbourgeois sont évacués en 2 jours, parmi eux 9000 Juifs.
Le 19 juin 1940, les troupes du IIIe Reich prennent la ville et la croix gammée flotte au-dessus de la cathédrale.
Les biens juifs sont pillés ou confisqués.
Dans les villes et les villages de la région, les synagogues sont détruites et les cimetières Juifs, saccagés.
Dès l’été, alors que les réfugiés strasbourgeois reviennent, le retour des Juifs est interdit.
Dans la nuit du 30 septembre 1940, la grande synagogue qui avait pourtant été construite sous l’annexion allemande, est incendiée par la jeunesse hitlérienne venue du Pays de Bade.
Les circonstances exactes de l’incendie sont peu connues.
Aujourd’hui, à cet emplacement, des empreintes au sol et des stèles matérialisent les contours de la grande synagogue.
C’était en 1905, au square de l’ancienne synagogue, à Strasbourg.
On doit raccourcir St-Pierre-le-Vieux
À partir de 1910, Strasbourg connaît d’importants travaux d’urbanisme. C’est la Grande Percée. L’un des objectifs de ces travaux, est de relier la gare, la place Kléber et la place de la Bourse, par un axe, composé des rues du 22 novembre, de la Division Leclerc et de la 1ère Armée.
Afin de respecter l’alignement de la nouvelle artère, on doit raccourcir la nef de la récente église catholique, St-Pierre-le-Vieux. La modernisation du réseau du tramway et l’éclairage de la ville, accompagnent ces travaux. C’était en 1912, place St Pierre-le-Vieux à Strasbourg.
Elle ne doit son salut qu’à l’intervention d’un M. Schoen.
La chapelle St jean fait partie des rares vestiges médiévaux encore présents dans la ville.
Elle doit son nom aux chevaliers de l’ordre de Jérusalem.
L’édifice est construit sur les fondations d’une ancienne église, peut-être la première église paroissiale de la ville.
Les Johannites restèrent propriétaires de la chapelle jusqu’à la Réunion de Mulhouse à la France en 1798.
À partir de cette date, la chapelle occupe diverses fonctions : brasserie, atelier de maréchal ferrant et même remise à bois.
Menacée de démolition, elle ne doit son salut qu’à l’intervention d’un M. Schoen,
qui paye les ouvriers pour arrêter les travaux qui avaient déjà débuté. La chapelle est finalement classée monuments historiques en 1893. C’était vers 1890, Grand-rue à Mulhouse.