Le bâtiment est construit en 1888.
De 1888 à 1922, il abrite le tissage Bodenreiter.
De 1922 à 1929, il devient le tissage Wittwer.
De 1929 à 1968, il accueille les établissements Marchal.
Depuis 1822, l’industrie textile est dirigée par des industriels de Sainte-Marie-aux-Mines. Elle emploie de nombreuses personnes. Cette activité se poursuit sur une longue période.

> Plan avec des différents emplacements des établissements textiles de Châtenois.
La maison est construite par Daniel KELLER en 1596
Le rez-de-chaussée en pierre date de 1596. La date est sculptée au-dessus de la porte Renaissance située dans la cour. La maison est construite par Daniel KELLER, mentionné comme aubergiste « Zu den 3 Koenigen » (Aux Trois Rois) dès 1597.
Les premier et deuxième étages sont en colombages. Une belle fenêtre d’angle de style Renaissance se trouve au croisement de la rue Véronique et de la rue Maréchal Foch. Une tête sculptée apparaît sous cette fenêtre.
L’auberge « Zu den 3 Königen » (Aux Trois Rois) fonctionne ainsi depuis sa construction en 1596 jusqu’après 1783. Des personnages sculptés décorent les poteaux corniers, datés de 1712.
Après la Révolution, l’auberge change de nom et devient « Zum Wagen », car les rois ne sont plus !
Cette maison Renaissance possède un très bel encadrement de porte, décoré de douviers de tonnelier.
De 1858 à environ 1955, elle abrite une fabrique de pains d’épices tenue par la famille Dussourd.

Linteau de 1579 avec tranchoir de boucher.
En face de la porte avec le tranchoir se trouvait le tissage Koenig. Voici une photos le montrant.

À l’emplacement des immeubles actuels se trouvait la plus importante usine textile de Châtenois. La première construction date de 1855 et a été réalisée par Fischer, de Sainte-Marie-aux-Mines.
En 1858, le tissage est racheté par Napoléon Koenig.
Détruit lors du grand incendie de Châtenois en 1875, il est reconstruit et agrandi, comme on le voit sur la photo.

De 1858 à 1951, l’établissement reste aux mains de Koenig.
De 1951 à 1965, il devient le tissage Marchal.
Par la suite, pendant de nombreuses années, l’aile sud sert de salle de fête et, vers la fin, l’aile nord devient la bibliothèque communale.
Après un dernier incendie de l’aile sud, le bâtiment est démoli et remplacé par des immeubles.
La première fabrique de tissage est construite en 1839 par Degermann, de Sainte-Marie-aux-Mines.
De 1844 à 1866, le bâtiment abrite le tissage Matheus.
En 1856, après avoir acheté la maison voisine, Matheus construit une fabrique plus grande.
En 1896, le tissage devient Kayser.
De 1904 à 1911, c’est le tissage Lebach.
En 1908, le tissage Bloch et Cie ajoute un nouveau bâtiment à l’existant, formant la structure actuelle.
De 1911 à 1930, il devient le tissage Alexandre.
De 1930 à 1975, les établissements G. Marchal l’exploitent.
Située au bout de la rue Clémenceau, la porte Est est le seul vestige des trois portes fortifiées que comptait Châtenois. Le village était alors entouré d’une enceinte en terre.
Quatre portes permettaient d’y accéder :
• une au sud, au niveau de l’étranglement, appelée « Oberes Thor » ;
• une au nord, à l’intersection de la rue du Rhin et de la rue Maréchal Foch, appelée « Niederes Thor » ou « Unterthor » ;
• une à l’ouest, à la sortie de la rue des Alliés, appelée « Kalcksthörell » ;
• et la porte Est, dont subsiste ce vestige, nommée « Grosses Kalcksgasse ».
D’après le procès pour sorcellerie de Georges Groeber en 1617, cette porte était déjà mentionnée à cette époque. La porte Est a été détruite en 1855.

> Plan du village avec l’emplacement des 4 portes (Ruffe 1930)
Très beau pigeonnier de 1596
Au XVIᵉ siècle, le pigeonnier était une construction fréquente dans les campagnes françaises. Il pouvait être en pierre ou en bois. Sa forme variait : certains étaient ronds, d’autres carrés. On les voyait souvent dominer les champs, comme une partie naturelle du paysage rural.
L’intérieur du pigeonnier contenait de nombreux boulins. Ce sont de petites niches où les pigeons venaient se poser, nicher et se reproduire. Les oiseaux fournissaient une viande appréciée. Leur fiente, appelée colombine, servait d’engrais. Elle était très efficace pour enrichir les sols.
Grâce à ces usages, le pigeonnier jouait un rôle important dans la vie agricole. Aujourd’hui encore, sa silhouette rappelle l’organisation et le rythme de la vie rurale au XVIᵉ siècle.
La chapelle Sainte-Anne a été construite en 1698. Elle porte ce nom après la destruction de la première chapelle Sainte-Anne, qui se trouvait près de la gare.
En 1854, une épidémie de peste frappe Châtenois et cause 110 morts. À la suite de cette épidémie, le cimetière qui entourait l’église est déplacé à son emplacement actuel.
La chapelle Sainte-Anne a été restaurée en 2002 par la classe 1937.

> Dessin réalisé vers 1815 par Lois LEDERLE, soldat de l’Empire natif de Châtenois. On peut y voire la chapelle Sainte Anne
Sous l’Ancien Régime, appelé « Herrenstube »
La mairie est un bâtiment de style Renaissance. C’est le plus ancien bâtiment du village. La date de construction, 1496, est gravée en chiffres gothiques sur l’arcade centrale.
Sous l’Ancien Régime, on appelait ce bâtiment la Herrenstube. Il servait alors de siège pour la justice locale. Il devient la mairie à partir de la Révolution.
Les armoiries de Châtenois sont visibles à l’entrée de la cage d’escalier située au nord, du côté de la rue Clemenceau.

Le restaurant « Au Zouave » occupe une maison construite en 1723 par Simonnaire Jean Nicolas. À cette époque, il était « Amtschaffner », c’est-à-dire représentant du bailli de Châtenois. Jusqu’à la Révolution, la maison reste une résidence privée. Elle est alors habitée par les receveurs bailliagers, eux aussi appelés « Amtschaffner ».
En 1929, Bernard David Petermann achète la maison et y ouvre le restaurant. Son père s’était engagé volontaire en 1859 dans le 2ᵉ régiment de zouaves à Oran. Il a participé à la campagne du Mexique (1862-1865) puis à la guerre de 1870. Pour honorer cet engagement, David Petermann choisit le nom « Au Zouave ». Ce nom est utilisé depuis 1929.
Une gouttière en grès est visible sur le mur ouest, à environ un mètre sous le bord du toit. Elle montre qu’une autre maison était autrefois accolée ici. Cette maison a été détruite pour permettre la construction de la CMDP.