L’église catholique Saint-Léger

Munster / Rue de la République

L’église a été réaménagée après la construction de l’église protestante.

L’église a été réaménagée après la construction de l’église protestante.
Son clocher date de 1590. Il a été surélevé d’un étage à la fin du XIXe siècle.
Au XIIe siècle, une chapelle se trouvait déjà à cet emplacement.
En 1287, Munster se dote de remparts et de portes. L’église Saint-Léger est alors située hors des murs, en face de la porte basse.
En 1553, elle devient église protestante. Les rares familles catholiques se rendent alors à l’église abbatiale.
De 1569 à 1574, de vives querelles opposent l’abbaye, dirigée par l’abbé Henri de Jestetten, et la communauté d’habitants.
En 1575, le traité de Kientzheim consacre officiellement l’église au culte luthérien.
En 1686, après la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV, le chœur revient aux catholiques. L’église devient alors simultanée.
Cette cohabitation crée de nombreux conflits. Le bâtiment est petit et vétuste, ce qui accentue les tensions.
Le 1er janvier 1874, la situation prend fin. Les protestants disposent désormais de leur propre église.
Jusqu’en 1791, Saint-Léger était entourée d’un cimetière.

Strasbourg libérée

Place Kleber - Strasbourg

La ville libérée va enfin pouvoir panser ses plaies et commencer à effacer les traces de l’Occupation.

Après les bombardements alliés, la 2e division blindée du général Leclerc libère enfin Strasbourg de l’occupant allemand.
« La flèche de votre cathédrale est demeurée notre obsession, déclare-t-il. Nous avions juré d’y arborer de nouveau les couleurs nationales : c’est chose faite. »
Dans Strasbourg libéré, deux enfants jouent sur une mitrailleuse abandonnée par les Allemands. Ces derniers, maintenant prisonniers, déblaient les gravats un peu plus loin.
C’était en novembre 1944, place Kléber, à Strasbourg.

Un pompier, rue des Juifs à Strasbourg au printemps 1940

Strasbourg - Rue des juifs

À la veille de la déclaration de guerre, les Strasbourgeois reçoivent l’ordre d’évacuer la ville en deux jours. Ils n’ont droit qu’à 30 kg de bagages, de la nourriture pour quatre jours et une carte de réfugié. Ils sont transportés dans des wagons de marchandises pour un long et pénible voyage. Leur destination : Périgueux.
En cachette, les Strasbourgeois laissent derrière eux leurs maisons, leurs biens, leur travail et leurs animaux domestiques. La ville est déserte. Les troupes en patrouille nourrissent les chats laissés par leurs maîtres.
C’était au printemps 1940, rue des Juifs, à Strasbourg.

Devant les chars le 23 novembre 1944

Place Kleber - Strasbourg

Les chars de la 2e DB entrent dans la ville. C'est la libération de Strasbourg le 23 novembre 1944

Le 23 novembre 1944, le Lieutenant-Colonel Marc Rouvillois à la tête du 12e Cuirs envoie le message codé « Tissu est dans iode » au général Leclec pour l’informer que de la 2e DB et dans la ville . Strasbourg et libérée !

La germanisation en 1940

Rue du 22 novembre - Strasbourg

Le 2 août 1940, l’Alsace rattachée à l’Allemagne subit une politique de germanisation très dure. La langue française est interdite, les vies associatives et religieuses disparaissent. Le nom des rues et des avenues sont germanisés. La place Broglie débaptisée devient alors Adolph Hitler Platz. Ici, une enseigne de magasins est traduite en allemand.
Cette germanisation touche également les noms et prénoms de la population et cela jusqu’aux inscriptions sur les pierres tombales. C’était en 1940, rue du 22 novembre, à Strasbourg.

Retour à Strasbourg en 1940

Rue de la Fonderie - Strasbourg

La France vient de perdre la guerre, elle est désormais coupée en deux. L’Alsace-Moselle redevient un territoire allemand. Très rapidement, le retour des populations évacuées est organisé. Alors que certains préfèrent rester en France, d’autres, comme cette famille, reviennent après dix mois d’exode forcé. Ils retrouvent une ville pavoisée de drapeaux nazis. Désormais, la langue française est interdite.
C’était un jour de juillet 1940, rue de la Fonderie, à Strasbourg.

Les Lavandières de Strasbourg en 1940

Quai de la Petite France - Strasbourg

Strasbourg, désormais annexé au Troisième Reich, vit sous le joug de l’occupant. La Seconde Guerre mondiale déchire le monde. Les Strasbourgeois, revenus après l’évacuation, sont désormais soumis à la germanisation, à l’incorporation et à l’embrigadement de leur jeunesse. Pourtant, sous les ponts, les lavandières continuent leurs tâches quotidiennes en toute saison, à genoux au bord de l’eau ou dans des bateaux-lavoirs. Elles frottent le linge avec de la cendre, le battent avant de le rincer et de l’essorer.
C’était entre 1940 et 1944, quai de la Petite France, à Strasbourg.

Munster, une ville qui se transforme…

Munster

La ville de Munster est profondément transformée par la famille d’industriels Hartmann.
Le petit-fils, du fondateur, Frédérique Hartmann en particulier, également maire de la ville de 1857 à 1880, est à l’origine de plusieurs projets de construction : la voie ferrée de Colmar-Munster, le nouveau quartier autour de la gare, la construction d’écoles maternelles, de l’église protestante et du parc André Hartmann, ici à droite.
Son épouse Aimée, Hartmann, prolongeant l’oeuvre de son mari et se souciant de la vie des ouvriers, dote la ville de Munster de crèches, et de plusieurs belles cités ouvrières. Elle préside de longues années durant la Société philharmonique de Munster.
En 1892, elle fait édifier une magnifique salle de concerts et de théâtre, de style néoclassique. L’édifice est endommagé au cours de la Première Guerre mondiale, puis complètement démolie.
C’était avant 1914, rue de la gare, à Munster

Les femmes de Rouffach se révoltent…

Rouffach / château d’Isenbourg

Le jour de Pâques 1106, l’empereur Henri IV de passage en Alsace, s’arrête au château d’Isenbourg. Le seigneur local ordonne alors qu’on enlève une des plus belles filles de la ville pour l’offrir à l’empereur.
La mère de la malheureuse demande l’aide aux hommes, en vain. Éplorée, elle s’adresse alors aux femmes, en exaltant l’amour maternel. Ces dernières saisirent les armes et montèrent à l’assaut de la forteresse. La garnison surprise, fut massacrée.
L’empereur réussit à s’échapper, abandonnant dans sa fuite son sceptre, son manteau et sa couronne que les femmes déposèrent sur l’autel de la Vierge.
La légende veut que, depuis ce jour et en l’honneur de leur courage, les bancs situés à la droite de l’autel, et traditionnellement réservés aux hommes, soient occupés par les Rouffachoises.
C’était en 1106, au Château d’Isenbourg, à Rouffach.

La fontaine au lion

Munster / Place du Marché.

Le lion en grès rose a été érigé en 1576.
Il commémore le traité de Kientzheim, signé en mars 1575 entre l’abbaye et les habitants du val Saint-Grégoire.
Ce traité reconnaît aux habitants le droit de pratiquer le culte protestant. Il établit aussi Munster comme ville impériale.
À l’origine, la fontaine se trouvait au carrefour, à mi-chemin entre l’abbaye et l’hôtel de ville.
Le lion tient entre ses pattes un parchemin de pierre. Jusqu’à la Révolution, on y voyait les armoiries de la ville et du Saint-Empire romain germanique.
Après la Révolution, la statue est déplacée. Elle reste longtemps au fond d’un hangar, puis est installée dans le parc André Hartmann.
En 1934, elle est mise à son emplacement actuel, place du Marché.