Ces festivités laisseront bientôt place à une campagne de discrimination anti-allemande.
La signature de l’armistice provoque d’immenses manifestations de joie en Alsace-Lorraine. Le général Castelnau entre dans Colmar où l’accueil est des plus touchants. Bien que parlant allemand, la population, revêtue pour l’occasion du costume régional, arbore les couleurs de la France. Ici, un groupe de soldats sera au Champ de Mars hissé le drapeau tricolore. Mais ces festivités laisseront bientôt place à une campagne de discrimination anti-allemande. Ces derniers, séparés des Alsaciens de souche, seront des centaines de milliers à être expulsés.
C’était le 22 novembre 1918, place Rapp à Colmar.
Le 22 juin 1886 était inauguré le fameux château d’eau de Colmar…
À partir de 1880, la municipalité entreprend de mettre en place un véritable réseau d’eau potable. La construction d’un château d’eau est destiné à assurer une bonne pression dans les conduits et à emmagasiner l’eau durant la nuit et les heures creuses.
Avec sa tour de plus de cinquante mètres de haut, de style néogothique et sa capacité est de 1200 m3, l’édifice est en fonctionnement durant 96 ans, avant d’être mise hors-service en 1983.
Bel exemple de l’architecture allemande du début du XXe siècle, son escalier et sa façade sont, à l’exception de sa toiture, classé aux monuments historiques. C’est aussi le plus ancien château d’eau conservé de la région.
C’était vers 1886, au parc du château d’eau, à Colmar.
Jusqu’à la première moitié du 20ème siècle, le quai de la Poissonnerie sert de lieu de vente au poisson frais, pêché ou entreposé dans des viviers. Les poissonniers et les pêcheurs professionnels de la ville étaient organisés au sein d’une puissante corporation. Plusieurs lois y règlementaient la pêche et le commerce : il était notamment interdit de pêcher la nuit ou les jours de fête, ou de se procurer du poisson auprès de pêcheurs étrangers. Les pêcheurs occasionnels, eux n’avaient le droit de pêcher qu’à l’épuisette, uniquement le vendredi, et à raison d’une personne par foyer. En 1709, un gigantesque incendie détruisit plus d’une quarantaine de maisons, de granges et d’écuries. D’important travaux de rénovation entrepris entre 1978 et 1981 mirent à jour les colombages des maisons de ce quartier. C’était en 1936, quai de la poissonnerie, à Colmar.
Le musée est installé dans l’ancien couvent de sœurs dominicaines fondé au 13ème siècle, au lieu dit Unterlinden, «Sous les tilleuls».
À la Révolution française, après le départ des moniales, les bâtiments sont confisqués, puis peu à peu laissés à l’abandon. Ils servent de caserne militaire jusqu’au milieu du 19ème siècle.
Deux événements et un homme vont contribuer à la naissance du musée : Louis Hugo, bibliothécaire et archiviste de la ville, fonde en 1847 la société Schongauer qui gère encore aujourd’hui le musée. Il obtient également de la municipalité que la mosaïque Gallo-Romaine découverte à Bergheim soit déposée dans l’église d’Unterlinden.
Peu à peu, de nouvelles oeuvres s’ajoutent, issues notamment des séquestres révolutionnaires. Le célèbre retable d’Issenheim est quant à lui transféré dans l’église de l’ancien couvent avant l’ouverture du musée le 3 avril 1853.
C’était après 1902, à Colmar.
Dès la fin du Moyen Âge, il est fait mention à Colmar de plusieurs bains accueillant les habitants pour différents soins.
À la fin du 19ème siècle, l’idée de créer une piscine publique émerge. Une ancienne dépendance agricole du couvent Unterlinden est choisie pour ce projet.
Le bâtiment est inauguré le 26 juin 1906 sous le nom d’Unterlinden Bad, il abrite une piscine de 320m2, de plusieurs espaces de baignoires et de douches, de bains vapeurs et d’installations médicales.
Un an après son ouverture, on compte déjà plus de 87 000 entrées.
Durant la Première Guerre mondiale, un bombardement endommage
la toiture. Le bâtiment connaît plusieurs restaurations, et passe le cap des deux cent mille visiteurs, avant de décroitre avec l’ouverture d’autres piscines.
Fermé définitivement en 2003, le bâtiment est redevenu aujourd’hui, une annexe du musée, en accueillant des expositions.
Mentionné depuis le 13ème siècle, un canal de dérivation des eaux de la Fecht alimente la ville de Colmar. Au fil des quartiers qu’il traverse, il prend différents noms.
À l’entrée Ouest de la ville, c’est le canal des moulins, le Mulhbach,
en référence aux nombreuses roues à aubes qui le bordent. Plus
loin encore, on l’appelle le Gerberbach, le ruisseau des tanneurs et auparavant, au niveau du couvent des Unterlinden, il aura pris le nom de Sinnbach car l’on étalonnait les tonneaux dans un puits situé à proximité.
Les bords du Sinnbach, ont accueilli le spectacle quotidien des lavandières venues en nombre laver leur linge. Cette tradition s’est perpétuée jusqu’à la fin des années 60 pour les ménages modestes qui ne pouvaient s’offrir de machine à laver.
À l’origine, ce bâtiment était un couvent des frères franciscains. En 1543, suite à une épidémie de peste, les frères le vendent aux autorités municipales qui la transforment en hôpital. Suite aux importants dommages causés par un incendie survenu en 1735, un nouvel hôpital est alors bâti sur l’ancien site. Placé sous la tutelle d’un économe, celui-ci veille sur les occupants et administre les biens de l’établissement qui dispose de terres et de bétail destinés à la nourriture des pauvres et des pensionnaires. Jusqu’à la Révolution française, l’hôpital est également tenu de mettre des animaux reproducteurs à la disposition des bourgeois de la ville. Le bâtiment conserve sa fonction hospitalière jusqu’en 1937. Puis, fut occupé par l’Université de Haute-Alsace, avant d’être restauré et réaménagé pour accueillir, en 2012, la médiathèque de Colmar.
En novembre, la 1ère Armée Française, commandée par le général de Lattre de Tassigny, libère Mulhouse. Deux jours plus tard, la 2e Division blindée menée par le Général Leclerc, libère Strasbourg. À Colmar, les autorités nazis, prises de panique prennent la fuite. Mais les hésitations au sein de l’armée américaine et la décision du général de Lattre de Tassigny d’arrêter l’offensive en plaine d’Alsace, permettent aux Allemands de se réorganiser et de contre-attaquer. Du 20 janvier au 9 février 1945, lors d’un hiver particulièrement rigoureux, de violents combats se succèdent. Colmar reste occupée. Au nord-ouest, plusieurs villages sont rasés. Le 2 février, les blindés du général Schlesser entrent les premiers dans la ville et atteignent la place Rapp à 11h30, pendant que les troupes alliées libèrent les autres quartiers. C’était le 2 février 1945, rue des clefs, à Colmar.
Poète du 18ème siècle, Théophile Conrad Pfeffel, connu pour ses fables politiques, fonde en 1773 son École militaire destinée aux jeunes Protestants.
Près de 2200 visiteurs viendront de toute l’Europe, pour la voir fonctionner, contribuant ainsi au rayonnement de Colmar.
Pour honorer sa mémoire, la ville inaugure en 1859 une statue à son effigie, devant la façade du musée Unterlinden.
Taillée dans le grès, la statue se fissure et se voit remplacée en 1899, par une copie en cuivre de près de 300 kilos.
Elle sera à son tour déboulonnée et fondue pour les besoins de l’artillerie, vers la fin de la première Guerre Mondiale.
En 1927, la municipalité fait sculpter une nouvelle statue en grès et l’installe cette fois dans un jardin situé près de la maison natale du poète.
C’était en 1818, place des Unterlinden, à Colmar.