Croisement rue de la Kirneck rue des cigognes

1 Rue des Saules, 67140 Barr

Libération de Barr le 29 novembre 1944

Malgré les obus qui frappaient encore la ville, les barrois commençaient à sortir des caves et découvraient l’ampleur des dégâts et les morts des deux camps dont nos libérateurs, jonchant le sol ou encore accrochés aux tourelles de leurs chars qui avaient explosé. Scènes horribles à contempler. Mais déjà d’autres chars arrivaient en ville et la population manifesta sa joie envers les « Libérateurs ». Mais les soldats américains entendant parler allemand se crurent d’abord en Allemagne et il y eut quelques méprises dans un premier temps. L’apparition rapide des drapeaux français aux fenêtres les rassura définitivement. C’est ce que découvrirent les Américains de la 103e division, le 29 au matin, allant de maison en maison pour rechercher leurs blessés et nettoyer la ville des Allemands cachés, de même que ceux du 48e bataillon de chars. Les soldats trouvèrent encore dix-neuf des leurs très grièvement blessés, restés toute la nuit dans les rues ou dans les maisons.

À la suite des sanglants combats et de la perte d’environ 90 hommes, le commandement du 48e bataillon de chars reconstitué fut confié au major John Cavin le 29 au matin. Celui-ci traversa Barr avec le reste du bataillon pour continuer la lutte.

La gare

La Gare, 67140 Barr

Libération de Barr le 28 novembre 1944

Alors que les chars américains envahissaient les rues de Barr, le capitaine allemand te Heesen, commandant les chars allemands trouve la situation critique pour ses hommes et son matériel, car les Américains semblent avoir un nombre impressionnant de blindés en action dans la ville et à sa périphérie. II prend peur et appelle à la rescousse la compagnie de «Sturmgeschutze» en réserve à Eichhoffen.

Treize chars américains furent détruits cet après-midi du 28 novembre en ville sur les 17 qui y étaient entrés. Les chars du 48e bataillon américain entrant à Barr par la route de Heiligenstein, devaient traverser la ville tout en repoussant les Allemands vers le sud-est, rue de la Gare et route de Sélestat. D’ailleurs, dans le communiqué du commandement du 14è corps d’armée allemande du 28 novembre 1944, le général commandant le corps félicita l’élément de la brigade 106 pour son remarquable soutien au corps d’armée et lui exprima sa grande reconnaissance et le signala à l’Ordre de l’Armée.

La Poste

La Poste 3 rue du Général Vandenberg, 67140 Barr

Libération de Barr le 28 novembre 1944

Les Barrois choqués, découvrent un spectacle, sur fond de façades délabrées aux fenêtres et volets calcinés et détruits. Entre la rue de la Poste et la rue de la Gare, sur moins de 50 m, quatre chars américains sont détruits, toute la façade de l’hôpital est couverte d’impacts de balles et d’obus, ainsi que l’intérieur des chambres. La verrière de l’escalier s’est effondrée…

La Grand ’Rue défendue par les Allemands

1 Grand Rue, 67140 Barr

Libération de Barr le 28 novembre 1944

La matinée à Barr est calme. Le détachement de la 106e brigade de chars Feldherrnhalle, formée par des S.A. et non par des SS comme on l’avait cru tout d’abord, et le bataillon de choc Bittermann formé de jeunes de 18 à 20 ans, encore gonflés à bloc pour combattre, avaient reçu l’ordre de défendre Barr et de ne pas laisser progresser les chars américains.

Et c’est ainsi que chaque maison devint un « bunker » et abrités derrière les volets clos des nids de mitrailleuses lourdes et des « bazookas ».

Les soldats allemands occupaient les premiers étages des maisons de Barr et, de ce fait, il y avait peu de soldats dans les rues.

Heureusement pour Barr et ses habitants, le temps est bouché et il fait très froid et l’aviation ne peut intervenir dans les combats. Néanmoins, en fin de matinée, un obus incendiaire tombe sur l’Hôtel de Ville de Barr où éclate un violent incendie…