Entre 1810 et 1814, le préfet Adrien Lezay-Marnésia poursuivit une importante entreprise de réfection et d’aménagements des routes du Bas-Rhin. Il mit en place un système de signalisation aux principaux carrefours, sous la forme de bornes et de colonnes indicatives.
La colonne Napoléon, de cinq mètres de hauteur était à l’origine, surmontée de l’aigle impérial, symbole français retiré par les Allemands après 1870.
En grès rose, elle porte deux cartouches rectangulaires dont les inscriptions ont probablement été martelées en 1940. Elles indiquaient la direction de Colmar et de Fegersheim, et l’autre sans doute celle d’Eschau.
Durant les travaux du tramway, la colonne napoléonienne a été démontée, puis réinstallé le 25 juin 1998 à quelques mètres de son emplacement d’origine, devant l’ancien restaurant “A la colonne», démoli en 1996.
Aujourd’hui, il ne reste plus qu’une dizaine de ces colonnes indicatives. C’était vers 1914, à Illkirch.
la maisonnette de Seltz proposait alors à la vente, de l’eau gazeuse.
À la fin du 19 ème siècle, la municipalité de Mulhouse installe ce chalet de tempérance sur la place de la Paix.
Destiné à lutter contre l’alcoolisme, la maisonnette de Seltz rebaptisée par les Mulhousiens Selzerhisla ou Baraque à Eau de Seltz,
proposait alors à la vente, de l’eau gazeuse.
La bille qui assurait l’étanchéité des petites bouteilles en verre,
faisait la joie des garnements qui les extrayaient pour s’adonner à leur jeu favori.
Ce chalet est le seul de la dizaine de chalets répartis à travers la ville, à avoir subsisté.
Il fut reconverti dans les années 30, en marchand des quatre saisons. Puis en Brothisla «petite maison du pain».
C’était en 1891, place de la paix, à Mulhouse.
La place parée d'une borne météorologique
La place d’armes située au cœur de la vieille ville était déjà occupée à l’époque romaine. Au 13e siècle, le site était compris à l’intérieur des premiers remparts de Sélestat et appartenait à la famille des Waffler d’Echery. C’est vers 1380 lorsque la famille s’éteint que la ville en fait l’acquisition. Le site devient une place publique et un hôtel de ville y est construit en 1425.
C’est sur son perron qu’étaient proclamés les châtiments résultant des procès de sorcellerie qui coûtèrent la vie à 200 prétendus sorcières.
À l’origine, l’édifice possédait trois façades à crénelage. Mais le soir du carnaval de 1778, il commença à s’effondrer et un nouvel hôtel de ville néoclassique fut reconstruit.
Ici, la place est parée d’une borne météorologique aujourd’hui remplacée par des jets d’eau. C’était entre 1905 et 1923, place d’armes à Sélestat.
Les bains municipaux proposent une piscine de 19 mètres sur 9 chauffée !
Répondant aux préoccupations de la belle époque la ville de Sainte-Marie discute de la création de bains municipaux pour encourager l’hygiène corporelle auprès des familles dépourvues de sanitaire domicile, mais aussi pour promouvoir les loisirs et le sport. Inauguré en novembre 1903 les bains municipaux proposent une piscine de 19 mètres sur 9 chauffée à 22 degrés toute l’année des bains de vapeur et l’air chaud un bain médicinal et son multiples système de douche une cellule de massage des fauteuils de repos des cabines de première et de deuxième classe seul le savon sans odeur et tolérer ce sont les premiers établissements de ce type construit en alsace quelques années plus tard les bains municipaux de Strasbourg et de Colmar seront construits sur les mêmes principes d’aménagement que les bains Sainte-Marien c’était vers 1910 à Sainte-Marie-aux-Mines.
Le kaiser en visite au château
La guerre de Trente Ans fait rage en Alsace, quand l’armée suédoise prend le château en 1633.
Le pillage et l’incendie qui suivent, laissent une ruine qui ne sera classé monument historique que deux siècles plus tard, avant d’être acquise par la ville de Sélestat en 1865.
Peu de temps après l’annexion, la Ville offre les ruines de l’édifice à Guillaume II qui entreprend rapidement sa restauration.
Le Kaiser, qui rêve de ressusciter l’ancien Empire germanique, se rend régulièrement sur le chantier.
Outre son intérêt pour l’histoire médiévale et sa volonté de faire de l’Alsace une terre allemande. Il entend faire de cette forteresse un lieu emblématique de son pouvoir.
Ses armes gravées sur le portail d’honneur, au-dessus de celles Charles Quint le désignent comme héritier légitime.
C’était en 1908 au château du Haut-Kœnigsbourg.
Le téléphérique Eberhardtbahn fut construit dès 1914 par les Allemands. D’une longueur de 4 km, il relie le vallon du Petit Rombach à la chaume de Lusse et sert principalement aux transports de matériels de guerre, vivres, armes, munitions et matériaux de construction, au plus près du front. Le téléphérique fait partie d’un réseau stratégique de transport plus vaste, une ligne ferroviaire étroite, le «LordonBahn» et la «Route des Allemands».
À la fin de la guerre, la plupart du matériel est démonté, mais les wagonnets à benne basculante restèrent encore quelque temps dans les gares, faisant la joie des enfants.
Côté vosgien, en revanche, la ligne ne fut démantelée qu’à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, offrant aux nouvelles troupes Allemandes des rails soigneusement empilés près de la route.
C’était en 1916, à Sainte-Croix-Aux Mines.
Tout est prêt pour l’inauguration du viaduc reconstruit. Il avait été détruit précipitamment par les Français le 26 août 1914 lors d’une contre-offensive allemande.
Redevenu maître de la ville, le génie a entrepris sa reconstruction.
Les Dannemariens sont réunis à l’église paroissiale pour la messe d’inauguration, quand soudain, des sifflements viennent déchirer le ciel et troubler la fête dominicale.
56 obus tirés par un canon allemand de 420 mm,
viennent réduire en poussière le majestueux ouvrage à peine achevé. La liaison ferroviaire Dannemarie-Belfort est à nouveau coupée. C’était le 30 mai 1915 à Dannemarie.
Le prince Guillaume II s’intéresse tout particulièrement à l’Alsace depuis que la ville de Sélestat lui a fait don en mai 1899 des ruines du château du Haut-Koenigsbourg qu’il décide de reconstruire. La Délégation d’Alsace-Lorraine vote un crédit de 700 000 mark pour la restauration du château et espère une politique plus libérale.
À la jonction du pouvoir civil et militaire, Guillaume II doit arbitrer entre deux conceptions divergentes de la germanisation du Reichland, les uns prônant une politique de fermeté, les autres une conquête par des réformes libérales. Dans un premier temps, réceptif aux arguments des militaires, il refuse de supprimer le « paragraphe de la dictature » conférant les pouvoirs extraordinaires de museler la presse en cas de danger pour la sécurité publique. Toutefois, après un nouveau passage au château, il ordonne d’abolir le fameux « diktat » !
C’était le 09 mai 1902, au Château du Haut-Koenigsbourg.
Une légende raconte qu’en l’an 1161, le serviteur de l’évêque de Gubbio en Italie revient en Lorraine avec la bague épiscopale et les reliques de son maître Saint Thiébaut. Au cours d’une halte en forêt, il ne parvint plus à arracher du sol son bâton de voyageur où était dissimulé la relique de son maître. Trois lumières brillèrent alors au-dessus d’eux. Témoin de la scène, le comte de Ferrette, Seigneur du château de l’Engelbourg décida d’élever une chapelle à cet endroit et aussitôt, le bâton se détacha. La renommée de ce miracle attira de plus en plus des foules et c’est autour de cette chapelle que la ville de Thann se serait développée. En souvenir de cette légende, on brûle tous les ans, près de la Collégiale Saint Thiébaut, trois sapins qui rappellent les trois lumières qui brillèrent dans la nuit du 30 juin 1161.
C’était vers 1907, à Thann.
Dès septembre 1914, les troupes françaises occupant le sud de l’Alsace cherchent à gagner la sympathie des habitants. Le dessinateur satirique mulhousien Henry Zislin s’engage volontairement dans les rangs de l’armée française.
Il est chargé des « Kriegsberichte », un journal de propagande français en langue allemande destiné aux Alsaciens.
Connu pour son style antigermanique qui lui valut par le passé plusieurs séjours en prison, son travail contribue au bon moral des troupes françaises et se lit clandestinement, côté allemand. C’était en 1915, place de l’hôtel de ville à Dannemarie.